Quel(s) rôle(s) et quelles ressources pour l’acteur public ?

La deuxième saison vise à approfondir les principales problématiques identifiées lors de la saison 1 et à investiguer leur prise en compte par les collectivités à partir de zooms territoriaux. Elle a débuté en juin 2017 et se déroulera jusqu’au printemps 2018.

Axe 1 : la fonction d’autorité organisatrice et ses déclinaisons aux différentes échelles

La première saison a mis en avant l’adaptation nécessaire de la posture d’autorité organisatrice des collectivités pour faire face aux mutations en cours, pour organiser et réguler la répartition des rôles (et de la valeur !) entre des acteurs fragmentés, qui sont à la fois concurrents et complémentaires. Plusieurs questions seront abordées pour développer cette notion :

  • Les contours de la fonction d’autorité organisatrice : que doit-on organiser ? Jusqu’à quel point ?
  • Les leviers disponibles pour exercer ce rôle d’autorité organisatrice : quels sont les outils à disposition ? Quels seraient les nouveaux outils à mettre en œuvre ? Comment les mettre en œuvre de la façon la plus efficace possible ?
  • La place des collectivités face aux agrégateurs privés, de type Google : autrement dit, quelles seraient la forme et la pertinence « d’agrégateurs d’intérêt général » ?
  • La fonction de gestionnaire local à l’échelle du quartier, pour organiser la mise en synergie et l’articulation en temps réel des différents services urbains.
  • L’enjeu du financement des infrastructures : comment faire pour rendre compatible l’évolution du partage de la valeur (du fait de l’arrivée de nouveaux intermédiaires) avec les besoins d’investissement dans les infrastructures ?

 

Axe 2 : les nouvelles ressources stratégiques des collectivités : leviers et points de vigilance

La révolution numérique conduit à accroître la valeur de certaines ressources, jusqu’ici considérées comme marginales. Or les collectivités ne sont pas toujours conscientes de cette valeur et peuvent avoir tendance à « brader » ces ressources. Deux exemples seront traités pour aborder cette question :

  • Les données et l’open data : comment optimiser l’usage des données sans abandonner complètement une ressource clé des acteurs publics ? Quelles modalités d’échange avec les opérateurs ? Quels moyens d’action pour encadrer l’usage des données et leur diffusion ?
  • Les espaces publics : par les circulations qu’ils accueillent, les espaces publics deviennent un nouveau lieu de création de valeur. Comment encadrer ce processus ? Et s’assurer qu’il produit des retombées positives pour les collectivités ?

 

Axe 3 : les stratégies de tarification des services urbains dans la ville servicielle

Au point de départ de l’étude, la question « qui paiera la ville de demain ? » est particulièrement ardue. Pour y répondre, nous proposons de cibler l’analyse sur la question des tarifs et leurs conséquences en termes de péréquation entre payeurs :

  • Quels sont les différents modèles de fixation des tarifs et comment sont-ils appliqués en fonction des opérateurs et des services urbains ?
  • En quoi le déploiement de la ville servicielle (avec la généralisation du principe de l’abonnement) vient-il modifier les péréquations entre payeurs de la ville ?
  • Que doit rémunérer la tarification des services publics ?