Qui gouvernera la ville (de) demain ?

Présentation de l’étude

Ce document constitue le rapport final de la saison 2 de l’étude sur les nouveaux modèles économiques urbains, réalisée par le groupement ibicity – Espelia – Partie Prenante. Il constitue la suite de la saison 1, qui avait donné lieu à la production d’une synthèse en janvier 2017 (« Qui paiera la ville (de) demain ? ») ; il peut toutefois se lire de manière indépendante.

De la question du financement à celle de la gouvernance

Au démarrage de l’étude, notre ambition était de répondre à la question « qui paiera la ville (de) demain ? », avec la conviction que la révolution numérique qui saisit les villes se traduit par de profondes transformations des modèles économiques des services urbains, et l’intuition que la répartition du financement de la ville entre contribuables et usagers, mais aussi entre différents types de contribuables et différents types d’usagers, va évoluer.

1 : Pourquoi gouverner ?

En France, les services publics urbains ont historiquement été organisés comme un jardin à la française. Le foisonnement des nouveaux opérateurs urbains transforme ce paysage en une jungle, qui appelle une nouvelle gouvernance publique locale.

 

 

2 : Qui gouverner ?

Les collectivités sont aujourd’hui bousculées par le nouveau paysage des services urbains. Si ce constat se vérifie globalement, force est toutefois de constater que les situations sont très variables d’une collectivité à une autre. C’est précisément l’objectif de cette partie : donner aux collectivités les moyens d’analyser les reconfigurations de leur propre paysage des services urbains.

 

 

3 : Comment gouverner ?

Après nous être interrogés sur le « pourquoi » et le « qui » gouverner, cette partie vise à étudier la façon dont les collectivités peuvent exercer une influence plus ou moins forte sur les services urbains – et acteurs associés – sur lesquels elles souhaitent ou doivent intervenir.
Nous l’avons vu, la transformation du paysage des opérateurs urbains rend insuffisants, voire inopérants, les outils les plus utilisés classiquement par les collectivités pour gouverner les services urbains (notamment via la commande publique).
Pour continuer à agir, les collectivités sont désormais dans l’obligation de diversifier leurs postures et de mobiliser de nouveaux leviers de régulation.

 

 

Conclusion :

Après avoir analysé la transformation à l’oeuvre dans le paysage des opérateurs urbains, cette deuxième saison sur les nouveaux modèles économiques urbains permet de préciser les défis que suscitent ces mutations pour les collectivités territoriales.