Retour sur l’atelier organisé pour l’Institut de la Ville Durable

Par Clément Fourchy (Espelia), Isabelle Baraud-Sefaty (Ibicity), Nicolas Rio (Partie Prenante) et Virginie Lledo (Espelia) dans le cadre d’une étude financée par l’Institut pour la Ville Durable

Comment le secteur des déchets est-il transformé par la révolution numérique ?
L’atelier a permis d’y répondre en approfondissant les effets des six principaux axes de transformation qui saisissent les villes.
> L’émergence de la multitude se traduit par le fait que les habitants et professionnels sont de plus en plus mobilisés comme acteurs de la réduction à la source, du tri, du remploi et du recyclage des déchets.
> Traduction du sur-mesure, il est désormais possible de facturer les usagers au plus près de la quantité et de la qualité des déchets produits et d’optimiser les processus de collecte et traitement des déchets – et donc les coûts – via le big data. C’est par exemple le cas du suivi du niveau de remplissage des poubelles, de l’anticipation quantitative et qualitative des flux de déchets avenirs, ou encore de l’optimisation des parcours de collecte.
> L’économie de la fonctionnalité s’incarne par la tendance à la diminution des volumes de déchets induite par l’augmentation de l’intensité d’usage des biens et l’émergence de nouveaux opérateurs convertissant la fourniture de biens en services (ex. location de couches ré-employables plus services associés).
> Les impacts de la (dé)monétisation, de la reconfiguration des échelles, avec l’importance retrouvée du local et des circuits-courts, et l’hybridation sectorielle, ont également été abordés.